80e Assemblée générale de l’ONU : éxige la reconnaissance du « génocide congolais »
New York, 23 septembre 2025. Dans un moment historique, le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a porté à la tribune internationale un message de vérité et de mémoire : la reconnaissance du génocide commis sur le territoire congolais depuis plus de 30 ans.
Une demande forte : la reconnaissance du génocide congolais
Le président Tshisekedi a annoncé que le Gouvernement congolais allait saisir officiellement le Conseil de sécurité de l’ONU afin de enclencher « le processus de reconnaissance du génocide« . Cette démarche s’inscrit dans une volonté de justice, de vérité historique, et de réhabilitation de la mémoire de millions de victimes.
« Notre appel s’adresse à chacun des acteurs ici présents : aux États, afin qu’ils soutiennent la mise en place d’un mécanisme international robuste chargé d’établir la vérité et de qualifier juridiquement les crimes commis — un mécanisme doté de capacités d’enquête, de préservation des preuves et de coopération judiciaire. »
« Aux Nations Unies et aux organisations régionales : conjuguez vos efforts pour garantir la protection des civils aujourd’hui, la justice pour les victimes d’hier, et des garanties crédibles de non-répétition demain. »
« Ce combat n’est dirigé contre aucune communauté. Il est mené pour l’humanité. »
« Reconnaître un génocide, c’est protéger l’avenir en refusant l’oubli et le relativisme. La paix ne se décrète pas. Elle se bâtit sur la vérité et la justice, dans l’esprit de la réconciliation. »
« En ma qualité de Président de la République Démocratique du Congo, je prends l’engagement de soutenir toutes les démarches crédibles visant à la reconnaissance des génocides commis sur notre territoire, à l’établissement des responsabilités, et à la garantie pour les victimes de leur droit à la vérité, à la justice et à la réparation. »
« Je forme le vœu qu’après Genève, de New York s’élève une voix claire pour ne pas oublier, ne jamais répéter, et commencer à guérir. »
Une RDC debout pour ses morts
Durant la séance de plaidoyer, un comité scientifique composé de professeurs et d’experts internationaux a présenté les faits et les éléments constitutifs du génocide en RDC. Ils ont documenté les violences de masse, les massacres ciblés, les déportations et les viols systématiques perpétrés sur les populations congolaises depuis 30 ans, avec l’implication directe du Rwanda.
Ce plaidoyer n’est pas seulement un discours politique. Il est un acte de dignité. Un cri de justice. Une demande de vérité. Depuis trois décennies, des millions de Congolais ont été tués, violés, déportés. Et la communauté internationale, souvent prompte à condamner ailleurs, est restée silencieuse sur ce drame.
Le temps du déni est terminé. L’heure est venue pour les Nations Unies de reconnaître les faits, de rendre justice aux victimes, et de condamner clairement les responsables.
Une parole pour l’histoire
Ce 22 septembre 2025 restera comme une date clé dans l’histoire diplomatique congolaise. Pour la première fois, un président de la RDC a porté au sommet des Nations Unies la parole des victimes oubliées.
En annonçant la saisine du Conseil de sécurité, Félix Tshisekedi fait entrer la question du génocide congolais dans le champ des débats internationaux obligés.
Ce combat pour la vérité, la justice et la mémoire vient de franchir une nouvelle étape. Il ne s’arrêtera plus.